Après une Semaine bleue consacrée en partie aux chutes, l’étude 2026 de l’Observatoire de la sécurité des foyers rappelle une chose simple : un chaussage inadapté et une aide technique mal choisie font partie des causes de chute que l’on peut corriger soi-même, à la maison.
Plan de l'article
- Que dit l’étude de l’Observatoire de la sécurité des foyers ?
- Pourquoi les pieds et les aides techniques sont-ils en cause ?
- Quels gestes du quotidien exposent le plus ?
- Que retenir de la Semaine bleue sur le terrain ?
- Que vérifier chez soi, côté chaussures et matériel ?
- Et les aidants dans tout cela ?
- Questions fréquentes
Que dit l’étude de l’Observatoire de la sécurité des foyers ? #
L’Observatoire de la sécurité des foyers (OSF), créé en 2018 par Covéa, Verisure et Saretec, a consacré son édition 2026 aux chutes à domicile. Le sondage, mené par l’institut Adwise du 29 août au 8 septembre 2025, porte sur 1 019 personnes de 50 ans et plus, complété par 21 entretiens avec des gériatres, des ergothérapeutes, des aidants et des personnes qui ont chuté.
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Premier constat, la chute est fréquente : selon le communiqué de l’OSF, près d’un sondé sur quatre a déjà chuté au moins une fois chez lui sur les 12 derniers mois, et cette proportion approche un sur trois chez les 75 ans et plus.
Le même document rappelle, en s’appuyant sur Santé publique France, que les chutes ont causé plus de 20 000 décès et plus de 174 000 hospitalisations en 2024. Les Français le savent : 76 % des sondés citent la chute comme l’accident de la vie courante le plus meurtrier.
Pourquoi les pieds et les aides techniques sont-ils en cause ? #
L’étude distingue deux familles de causes. D’un côté les facteurs liés à la personne : troubles de l’équilibre ou de la marche, perte de force musculaire, fragilité des os, déficiences sensorielles. De l’autre, les facteurs dits « précipitants », ceux qui déclenchent la chute ce jour-là.
Dans cette seconde liste figurent explicitement le chaussage inadapté et l’aide technique « non prise, non adaptée ou mal utilisée », avec l’exemple de la canne. On y trouve aussi les tapis, les marches, l’éclairage insuffisant et les sols glissants de la salle de bain.
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Ce sont précisément les causes sur lesquelles on peut agir sans attendre. Une pantoufle qui ne tient pas le talon, une semelle lisse, une canne réglée trop haut ou un déambulateur rangé dans un coin parce qu’il « encombre » : chacun de ces détails augmente le risque au quotidien.
Une perception qui freine la prévention
Le communiqué relève que 44 % des sondés voient la chute comme une conséquence de l’âge, presque une fatalité. Moins d’un tiers pense à l’aménagement du logement, et seulement 29 % à des raisons de santé physique.
Quels gestes du quotidien exposent le plus ? #
D’après l’OSF, 82 % des 50 ans et plus pratiquent fréquemment au moins une activité à risque, et 87 % parmi ceux qui sont déjà tombés deux fois ou plus. En tête : porter des sacs de courses ou des charges lourdes (65 %), puis monter ou descendre l’escalier les mains encombrées (49 %).
Sur tous ces gestes, une chaussure fermée, stable et bien ajustée change l’appui. C’est aussi là qu’une aide à la marche bien réglée garde son intérêt, à condition qu’on s’en serve réellement.
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Que retenir de la Semaine bleue sur le terrain ? #
La Semaine bleue, consacrée aux retraités et aux personnes âgées, a donné lieu début octobre à de nombreuses journées de prévention. À Saint-Dizier, le CCAS et le service de gériatrie du centre hospitalier ont réuni les plus de 65 ans le 8 octobre, comme le raconte le Journal de la Haute-Marne.
Au programme : ateliers sur la sécurité au quotidien, apprentissage du relevé du sol avec un kinésithérapeute, conseils de diététiciennes, et présentation des aides techniques et des aménagements du domicile avec des assistantes sociales et le « bus de l’autonomie ». La cheffe du pôle gériatrie y rappelait que la chute « est un événement qu’il ne faut pas banaliser ».
Que vérifier chez soi, côté chaussures et matériel ? #
L’OSF recommande de commencer par un « audit de sécurité » du domicile, puis de s’équiper, en soulignant que ces dépenses restent bien inférieures au coût d’une chute suivie d’une perte d’autonomie. Pour la partie qui nous concerne, quelques questions simples suffisent.
Les chaussures d’intérieur tiennent-elles le talon, sans glisser ? La semelle accroche-t-elle sur le carrelage ? La canne est-elle à la bonne hauteur, et l’embout est-il usé ? Le rollator est-il freiné et à portée de main, ou rangé faute de place ? En cas de doute, le médecin, le kinésithérapeute ou l’ergothérapeute peuvent orienter vers un matériel adapté.
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Le fauteuil roulant désormais sans reste à charge
Comme le détaille le portail national pour les personnes âgées, les fauteuils roulants sont intégralement pris en charge par l’Assurance maladie depuis le 1er décembre 2025, sur prescription.
Et les aidants dans tout cela ? #
L’étude consacre un volet aux proches, souvent le conjoint ou les enfants. Premiers témoins du quotidien, ils jouent un rôle clé dans la mise en place des aménagements et des aides techniques, mais ils se heurtent parfois au refus de la personne aidée, avec une charge mentale lourde.
Le communiqué cite un médecin exerçant en milieu rural, qui décrit l’effet en cascade : après une chute, la peur de retomber pousse à moins marcher, moins sortir, et la perte d’autonomie s’installe. Proposer tôt une bonne paire de chaussures ou une aide à la marche bien réglée, c’est aussi éviter ce repli.
Questions fréquentes #
Le chaussage fait-il vraiment partie des causes de chute ?
Oui. L’étude 2026 de l’OSF classe le chaussage inadapté parmi les facteurs précipitants, au même titre que les tapis, l’éclairage ou les sols glissants.
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Faut-il consulter après une chute sans blessure ?
L’OSF note que seuls 54 % des sondés le jugent tout à fait important. Une chute, même bénigne, mérite d’être signalée au médecin traitant, qui pourra en rechercher la cause.
Le fauteuil roulant est-il remboursé ?
Depuis le 1er décembre 2025, l’Assurance maladie en assure le remboursement total, sur prescription d’un médecin ou d’un ergothérapeute selon le portail officiel.




